Ici ou ailleurs
« On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées. » de Hippolyte Taine. 7 mois après, c'est de nouveau le départ.

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Epilogue.

Retour en France. Paris. Une transition plus douce dans cette ville ou la moitie des visiteurs ne parlent pas Français. Dans cette ville ou il y a encore et toujours des decouvertes a vivre.
Le temps de se readapter, de se rehabituer – de se resigner ? Rentrer de nouveau dans le moule, et laisser le couvercle se refermer. Reprendre une vie « normale ».

 



Publié à 01:50, le 2/08/2012, Paris
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Voyager.

 

« On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées. »

Le voyageur oublie qui il est – ou qui il devrait etre. Il se laisse bercer par une nouvelle langue, une nouvelle culture, un nouveau lieu. Il se laisse guider par de nouvelles personnes.

Il est porte par ses amis – par des inconnus – par des inconnus qui deviennent des amis – et parfois des amis qui redeviennent presque des inconnus.

Il avance avec la liberte et l’œil nouveau que n’ont pas ceux « d’ici ». Il s’enrichit de cet « ailleurs ».

Il se met en retrait – il observe. Les autres d’ «  ici » ; les autres d’ «  ailleurs » ; lui-meme. Il prend du recul; il cherche a comprendre ; a se comprendre.

Il construit ses souvenirs avec des lieux, des gens – puis il repart, ne sachant pas toujours s’il y aura une prochaine fois. Il continue. C’est la regle, le prix a payer.

Son identite semble lui echapper. Il est « l’etranger ». Ici ou ailleurs – d’ici ou d’ailleurs. Nul ne sait vraiment, pas meme lui-meme.

 



Publié à 14:09, le 31/07/2012, Paris
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The place to be.

 

 

Comment venir a Toronto, Ontario, et ne pas aller voir les chutes du Niagara ?! J’avoue que je n’etais pas plus enthousiasmee que ca, craignant le lieu ultra touristique et « pollue » par la presence humaine. Mais etant une « place to be », j’ai pris un bus pendant 1h30, marche 40 minutes – et je les ai vues. Magestueuses, grandioses, tumultueuses, sauvages. Le grondement du debit incroyable, la bruine qui humidifie a des centaines de metres des chutes elles-memes – impressionnant.

Le seul – gros – bemol… c’est tout ce qu’il y a autour. Bienvenue au temple de la consommation et du tourisme de masse ; dans le monde merveilleux de Walt Disney. La route qui passe juste au bord des chutes, des complexes hoteliers, des attractions (on peut non seulement voir les chutes a pieds, depuis des « balcons » et une promenade qui longe la riviere Niagara, mais aussi en bateau,dont les touristes embarques ressemblent a des nains bleus, avec leur k-way offerts par la compagnie ; et meme en helicoptere… !), des casions, des fast-foods et restaurants, des magasins de souvenirs, et meme un parc d’attraction… Des gens partout (quelle idee aussi de venir un dimanche ensoleille de fin juillet…), et pas moyen de s’isoler un moment pour manger a l’ombre d’un arbre – des touristes trouvent encore le moyen de venir s’assoir a cote de moi !
Le reste de la ville de Niagara-on-the-lake est presque deserte ; beaucoup de magasins fermes… C’est triste.

Pour resumer, les chutes, il faut les voir, mais il faut vraiment faire abstraction du reste – ou venir en hiver.

 



Publié à 12:32, le 30/07/2012, Niagara Falls
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City, city, city.

 

 

Me voila de nouveau a flaner dans les rues d’une grande ville Nord-Americaine. A la decouverte, plan en main, de ses rues, de ses monuments – de son athmosphere. J’ai 3 jours et demi a Toronto, a me laisser impregner de cette ville. Isabelle, une benevole de Sunrise, qui a quitte la France pour emmenager ici a cause du travail de son mari, m’heberge tres gentiment dans sa superbe maison dans un quartier chic de l’Ouest du centre-ville. J’explore la journee, et nous passons les soirees chez elle, a discuter.

Le premier jour est consacre a la decouverte de la ville et de ses « must see » - les endroits incontournables que tout touriste se doit de voir. C’est donc a pieds que j’arpente de centre-ville – quartier shopping, quartier financier, chinois, hippies, universitaire. Les gratte-ciel surplombent les rues, puis sont remplaces par des maisons de ville, des jardins. De nombreux monuments « anciens » (pour le Canada en tout cas), en pierre, tranchent avec la modernite des collosses de verre et d’acier. Et puis un bref apercu du port – Toronto est au bord du Lac Ontario – quatrieme Grand Lac que j’ai pu decouvrir, apres le Lac Erie (Pointe Pelee), le Lac Huron (Bruce Peninsula) et le Lac Michigan (Chicago).
Le lendemain, apres une balade le long de la riviere avec Isabelle (et son berger allemand), je selectionne une quartier que je n’ai pas eu le temps (ni l’energie) de visiter la veille : le port. Loin d’etre un port de pecheurs ni meme un port industriel, cette partie de la ville est davantage dediee aux touristes, a la facon riviera. Ils ont meme une petite « Toronto-plage », comme a Montreal ! Visite culturel au Musee des Arts Inuits – une tout petit musee, mais dont la taille le rend encore plus « humain ». Un art qui repose principalement sur la sculpture de pierres, de bois ou de dents, en forme d’animaux (ours, morses, renes), d’humain plus ou moins abstraits ou de scenes de la vie quotidiennes des autochtones. Un art simple mais vrai. Magnifique.

Le dernier jour, je passe la fin de matinee et debut d’apres-midi au bord du lac Ontario, encore, mais plus a l’Ouest, marchant le long de la plage, profitant de l’athmosphere paisible de ce lundi matin – dernier jour au Canada… Et puis je flane dans le « High Park », l’equivalent de Central Park pour Toronto. Un des « poumons » de la ville, ou lacs, forets et espaces verts apportent une serenite loin des tumultes du trafic urbain. L’endroit parfait pour lire – et regarder les avions passer au-dessus de ma tete…

Meme si ce n’est pas Chicago, Toronto est une ville tres agreable, alliant l’effervescence urbaine, la quietude du bord du lac, et la serenite de ses nombreux jardins et parcs.

Et puis – il y a ses habitants. Les Canadiens m’ont toujours sembles agreables, detendus et aidants, et plus particulierement au Quebec, mais j’avoue avoir été bluffee ici ! Premier soir dans le metro, avec mes 27kg de sacs, je cherche un panneau m’indiquant dans quel sens prendre le metro ; et la une dame m’aborde, me demande si j’ai besoin d’aide, ou je veux aller, etc. sans que je ne lui ai rien demande ! Pourtant je n’avais pas l’air perdue – juste chargee peut-etre :p. Le lendemain, je me prends cafe en plannifiant ma journee, confortablement installee a une table. Comme je le fais souvent, j’ecris une note sur mon poignet (c’est la seule chose que je ne peux pas perdre !), et mon voisin de table s’approche et me propose tres gentiment un bout de papier… ! L’apres-midi meme, je me fais offrir une biere et raccompagner a l’arret de bus le plus proche par un homme tres agreable [j’aurais pu me faire kidnapper a accepter un verre par un etranger ?! Peut-etre, mais au lieu de ca j’ai passe un agreable moment avec quelqu’un de tres interessant ;)]. C’est completement fou, et a des annees lumieres de ce qui se passe dans la belle France… Est-ce le monde merveilleux des Bisounours ici ? Ou tout le monde il est gentil… ?! Je ne sais pas, mais c’est tres agreable.



Publié à 12:23, le 30/07/2012, Toronto
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Man vs wild.

Ahhhhhh le Canada, les grands espaces, la nature, le camping…. Ca fait rever ! Surtout quand le programme des 2 prochains jours rime avec camping et canoe sur un lac dans un parc provincial ou on accede au campement uniquement a pieds ou en canoe. L’aventure quoi – ou un combat sans merci entre la Nature et l’Homme… !
Apres 3 heures de bus – inconfortable – donc, nous arrivons a la gare routiere d’Ottawa, ou nous attendent Florent (un ami d’Amandine) et son ami Shane, qui vit la-bas. On passe une soiree tres sympa dans un pub irlandais a manger des nachos et boire de la biere (tres cosmopolite), et a parler du programme des deux prochains jours. L’idee c’est d’aller passer une nuit dans un parc provincial, au bord d’un des TRES nombreux lacs de la region, et de gouter aux joies du canoe, de la baignade et du camping « sauvage ». Tout semble parfait – jusqu'à ce qu’on nous demande si on a pris de l’anti-moustique, et qu’on apercoit tout l’attirail qu’ils ont achete contre les bebetes en tout genre – spray anti-moustique, bougies et encens a la citronnelle, lotion contre les piqures de plantes urticantes… Comme si la nature etait hostile dans le coin !
Le lendemain matin, apres avoir rempli la voiture et charge le canoe sur le toit, on prend la route pendant 2 heures – on fait des jeux tres intellectuels pour se divertir (le corps enseignement est surrepresente !) et plusieurs arrets pour rectifier la trajectoire du canoe dont l’equilibre sur le toit est tout relatif. Arrives au parc, on passe a la reception afin de signaler notre arrivee, et laisser quelques rensignements – comme la couleur de notre canoe, celle de nos tentes, des numeros de telephone,  etc, au cas ou on aurait besoin de venir nous secourir ; tres rassurant ! Encore plus rassurant, la salle « d’exposition » ou sont presentees toute la faune et la flore « dangereuse » que l’on peut recontrer dans la foret – insectes, plantes, serpents. Ca va etre fun ;).
Nous dejeunons a cote de « l’emabarcadere », puis nous formons deux groupes – de deux :). Les filles a pieds, les garcons en canoe. Mias pour etre plus justes, ce sont les hommes qui transportent la majorite du materiel – parce qu’il ne faut pas abuser non plus, on n’est pas des betes de bat ;) Leur traversee prend 30 minutes, notre marche prendra 1 heure… accaompagnees par un escorte de « deer flies », un adorable insecte entre la mouche et le moustique, qui fait des jolis boutons qui gonflent, et qui bourdonnent dans les oreilles ! Est-ce qu’on a une terte de chevreuil serieusement ?! En tout cas, on a evite les piqures cette fois-ci, et c’est rechauffees qu’on arrive au campement : un endroit amenage (terrain applani pour planter les tentes, barbecue, banc et table de pic-nic, ainsi que des toilettes seches un peu plus loin pour les 4 emplacements) au bord de l’eau, avec un petite « plage » (20 cm de large, quelques centaines de metres de long) a proximite, des arbres partout. Beautiful ! On plante les tentes (la notre est ridiculement petite comparee a celle de Shane et Florent !), deballe tout le bazard du canoe, et on part explorer les alentours. Le parc comprend des dizaines de lacs et de marais, c’est tres sauvage, et meme si la faune est peu visible, ses traces sont presentes : des barrages de castors, des traces de chevreuils. Et puis des fleurs et des arbres tres diversifies qui font la joie de Florent – et de nous tous. Toujours accompagnes de deer flies, nous ne sommes cependant pas vraiment attaques, car Florent semble avoir leur preference :p. Pour une fois que ce n’est pas moi, je ne vais pas m’en plaindre ! La soiree se fera autour d’un feu de camp, avec des hot-dogs et hamburgers vegetariens (pour une fois je ne suis pas la seule – vive le tofu !). Cette fois-ci, ce ne sont pas les moustiques le probleme (avec toute la citronelle qu’il y a dans l’air, rien d’etonnant !), mais les araignees ! Sans vouloir « faire ma fille », une araignee qui vous grimpe dessus alors qu’il fait noir, ce n’est déjà pas agreable, mais quand elle vous tombe dessus 3 ou 4 fois de suite, venue de nulle part, je frise la crise de nerfs ! Je suggere donc un repli dans la tente pour des parties de cartes. La nature c’est super, mais y’a des limites !
Le programme du lendemain, c’est balade en canoe et baignade sur le lac, avant de plier bagage et d’aller faire un petit tour a Kingstone, ville universitaire au bord du lac Ontario.
C’est donc a quatre que l’on monte dans le canoe, et comment dire… la surface de l’eau est tres proche du bord du canoe :). Les hommes pagaient, nous on les encourage – et on essaie de ne pas perdre la circulation du sang dans nos jambes ! C’est comme qui dirait, pas vraiment fait pour 4 adultes ! La balade est agreable, on voit le lac et ses rives d’un peu plus pres, on fait de belles photos, avant de s’arreter sur des rochers pour se baigner. Preparees a un moment de detente, ca tourne un peu au parcours du combattant ! A peine debarquees, on realise que les rochers sont vraiment inhospitaliers et tranchants ; Amandine se coupe d’ailleurs le pied sur un des rochers. « On n’a qu’a nager » qu’on se dit – certes, mais ca c’était avant de s’apercevoir que dans le lac, il y a des sangsues !!! Mon sang ne fait qu’un tour, les images du Nepal reviennent, et ni une ni deux, je rebrousse chemin et me perche sur la seule pierre hors de l’eau, et attends la, perchee sur mon rocher telle la Petite sirene de Copenhague (version phoque !), a l’affut du moindre monstre qui oserait venir me sucer le sang ! On remonte finalement dans le canoe, et ce sont les filles qui pagaient cette fois-ci – et ca vaut le detour. C’est pas qu’on n’avance pas…. mais c’est qu’on n’avance pas tres droit ;). Ceci dit, malgre les moqueries gentillettes de nos deux comperes, on est tellement efficaces… qu’on depasse, sans s’en rendre compte, le campement, et qu’il faut faire demi-tour !
Retour, finalement, au campement pour le lunch, puis on defait le camp, et on rentre a la voiture – a pieds ou en canoe.
Histoire de finir en beaute, j’arrive quand meme a me faire piquer par un taon (avec la reaction allergique qui va avec bien sur), mais il faut avouer qu’on s’en est vraiment bien sortis, et que meme si la nature est quelque peu hostile par ici, elle n’en est pas moins magnifique, et ca vaut la peine de se faire attaquer par des monstres velus, urticants ou piquants (non je n’en fais pas trop !)  pour pouvoir en apprecier toute la richesse et la beaute.
Petit detour par Kingstone, la ville universitaire de Shane, au bord du lac Ontario donc, puis retour a la maison.
Avant de se separer le lendemain, Shane et Florent nous offrent une visite eclaire d’Ottawa, capitale du Canada : ses ecluses, sa riviere, son Parlement, son château, sa cathedrale. C’est une « petite » ville tres mignonne et tres agreable.
Dernier arret culturel et obligatoire dans une « poutinerie » - comprenez un restaurant ou on fait  de la poutine, un plat « renomme » ici, et tres gastronomique : frites + cheddar en « boulettes » + sauce a la viande (ou a l’oignon pour la version vegetarienne) !! C’est loin d’etre raffine, mais au moins on a essaye !
On se dit au revoir a la gare routiere : Shane et Florent emmenent Amandine a l’aeroport de Montreal, et moi je prends le bus pour Toronto, ou je vais passer 4 jours avant de m’envoler pour Paris le 30. Les jours sont comptes…
 



Publié à 12:29, le 26/07/2012, Ottawa
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Route du Fjord, Route des Baleines et Route du Fleuve.

Un de ces matins…. Nuit agitee, par des temperatures fraiches qui vous reveillent plusieurs fois pour vous rappeler qu’il fait moins chaud que prevu, et que vous n’etes pas assez habillee ! Reveil precipite : il faut plier la tente car il commence a pleuvoir. Le thermometre indique 13° - direction le Mc Cafe pour boire une cafe bien chaud (non, ici, pas de petit cafe du village, mais un salon cosy chez Mc Do, ou, a cette heure-ci, ca ne sent pas encore trop la friture). On espere que la morosite de ce debut de matinee ne sera pas le ton general de la journee ! Mais le ciel se decouvre, et notre journee s’illumine. Premier arret pour une marche sur un sentier amenage le long de la riviere Mistassini, entre marais et foret. On finit ensuite le tour du lac, en direction de l’Est, pour s’arreter a notre prochaine etape : le Parc National de la Pointe-Taillon. Reserve naturelle interdite aux voitures, on gare donc la Fiesta a l’entree, et on pic-nique sur la plage, avant de partir se balader sur le chemin amenage sur la rive. Beaucoup de velos (le lac St Jean est une zone tres appreciee des cyclistes, qui peuvent en faire le tour – 250km environ), des zones de camping « rustique » a la Robinson Crusoe, sur la plage ; des tourbieres, des marais, des forets de bouleaux et d’epineux, des plages de sable fin aux palettes incroyables teintees de pourpre, de dore et d’argent. Un vrai paradis preserve, calme et serein. Nous reprenons la route en milieu d’apres-midi, pour presque 200km entre forets d’epineux a perte de vue et rive de lacs ou de riviere. La route nous mene le long du Fjord de l’Anse Saint-Jean, ou nous nous arretons pour la nuit. Le lieu : l’auberge du Bout du Monde. Et elle porte bien son nom ! Un chemin de gravier nous mene jusqu'à une zone de stationnement ou il faut laisser la voiture, pour finir a pieds avec nos affaires sous le bras (heureusement, juste quelques affaires pour la nuit !). Et au bout du chemin, dans une ecrin de verdure, se niche quelques maisons en bois, et une auberge de jeunesse au charme fou, dans un « château de bois », habitee de gens de passage tres natures. L’interieur est tres cosy et plein de charme – un bon lit, une temperature parfaite pour la nuit… et un peu de repit face a l’Ennemi !
Le lendemain, depart matinal (rien de tel que de se lever tot pour apprecier la quietude du matin) pour une marche dans l’Anse Saint-Jean, une petite baie dans le fjord de la riviere Saguenay. Un coin de paradis qui vaut 1000 fois les tropiques, un coin de nature entre collines dominees par la foret, paturages ou paissent tranquillement des vaches laitieres, et eau douce de la riviere Saguenay, ou naviguent quelques voiliers. Deconnexion totale – enfin. J’aurais pu y rester des heures, mais nous poursuivons sur la route de graviers pour atteindre un point dominant sur la colline, et avoir une vue epoustouflante sur le fjord. Il est 9h du matin, et on en a déjà pris plein les yeux. La prochaine etape est une marche d’1h30 sur les hauteurs du fjord, pour en prendre encore plein les yeux… et faire un peu d’exercice.
On reprend la voiture avec des etoiles dans les yeux – pour plus de 100km de route vallonee dans la foret. Un peu monotone sur la fin, on est contentes d’arriver enfin a la Baie Sainte-Catherine, pour prendre un ferry qui nous emmene de l’autre cote du fjord, a Tadoussac. Le village, haut en couleurs, est repute mondialement pour les baleines et autres mammiferes marins qui vivent sur le Saint-Laurent, et remontent parfois se nourrir dans le Fjord du Saguenay. Melange d’eau douce et d’eau salee, la zone est un lieu provilegie pour l’observation de ces mammiferes marins.
Nous plantons donc notre tente (ou plutôt nous posons notre tente sur une plate-forme en bois !) dans le camping d’une auberge de jeunesse – compromis parfait entre economies et confort, dans la mesure ou  tout en dormant dans notre tente, nous avons acces aux commodites de l’auberge. Une fois installees, nous allons nous promener dans le village, sur sa cote, et nous reservons pour une excursion en mer le lendemain matin, a 7h, pour observer les baleines depuis un zodiac. Soiree sympathique au bar de l’auberge, avec biere locale (le Quebec a enormement d’excellentes bieres locales !) et musique.
Oye Oye, il est 6h, les baleines nous attendent ! Et on n’est pas decues de s’etre levees si tot ! Embarquees dans un zodiac avec 16 autres personnes, habillees tels des marins, nous quittons le port a la recherche de la faune marine. Premiere rencontre sur le Saint-Laurent : le rorqual, une espece de « petite » baleine (8m quand-meme !) qui se deplace en groupe. On mitraille les cetaces qui ne semblent pas perturbes par notre bateau – le seul a cette heure-ci ;). Puis nous naviguons plus au large a la recherche des « grosses » baleines – les baleines bleues. Avant de voir le plus gros cetace du monde, nous croisons le chemin de phoques, de marsouins et de belugas – des petites baleines blanches de 3 a 4 metres. Chaque rencontre est magique – tant par leur beaute que par leur rapidite. On croit rever – mais on est bien reveillees. Et puis a force de patience et d’observation, la chance nous sourit – une baleine bleue nage a quelques centaines de metres de notre zodiac. Impossible de trop s’approcher, mais l’animal est impressionnant meme a distance, et en meme temps si paisible. C’est superbe. Rien d’extravagant, pas de baleine qui saute hors de l’eau, mais la simple idee de les avoir vues est incroyable.
Retour au camping fatiguees mais le baume au cœur ; petit dejeuner et cafe pour se reveiller, et on fait un detour par les dunes avant de  prendre la route pour descendre doucement vers Quebec, pour rendre la voiture 48h plus tard. 1h de detente dans le sable chaud avant de rebrousser chemin pour reprendre le traversier. Enfin, detente… La descente est tres amusante, glissades et pas de geants vers la plage a maree basse. Ca me rappelle un peu les dunes du desert de Gobi (en moins beau quand-meme), sauf que la remontee a la voiture est beaucoup plus dure… car mine de rien, il faut chaud aujourd’hui ! On prend 5 minutes pour reprendre notre souffle, et en voiture ! On quitte la Route du Fjord, pour prendre la Route des Baleines pendant quelques kilometres, et on suit ensuite la Route du Fleuve, qui longe le Saint-Laurent vers le sud (et Quebec) sur la rive Ouest. Quelle route magnifique ! Tres vallonnee, on roule dans la foret, et soudain, en haut d’une colline, le Saint-Laurent apparait, d’un bleu profond et tellement large qu’on croirait que c’est la mer ; puis un village colore aux maisons typiques de la region ; puis le fleuve disparait pour un temps derriere une autre colline. Le ciel est bleu, les contrastes sont superbes. On prend quelques photos sur la route, on en prend plein les yeux, on prend notre temps, on profite – c’est bientot la fin. En milieu d’apres-midi, on trouve un camping a Baie-Saint-Paul – un autre village niche dans une baie le long du Saint-Laurent. Le camping-auberge de jeunesse est perche sur une colline – Le Balcon Vert - et nous plantons notre tente au milieu des arbres. Diner en terrasse avec une autre biere locale – c’est chouette.
Dimanche matin – dernier reveil en camping. L’objectif est d’etre a Quebec ce soir. Il ne nous reste qu’une centaine de kilometres, alors on prend notre temps pour une fois. Levees tard, on ne prend pas la route avant midi. On prevoit une excursion sur une petite ile sur le Saint-Laurent – l’Isle-au-Coudre. On embarque la voiture sur un autre traversier gratuit, et nous voila sur un petit paradis. Une route qui fait le tour (25 km au total) en longeant la cote, des petits hameaux paisibles et colores aux maisons toutes plus belles les unes que les autres, des bateaux, la maree basse, des velos, des eglises, un moulin. Un petit coin magnifique ou il a fait bon passer quelques heures ! Au retour, il faut attendre 1h avant de pouvoir embarquer sur le traversier (qui n’emmene que 50 voitures a la fois), c’est donc en fin d’apres-midi qu’on s’engage une derniere fois sur les routes tres vallonnees (vive les petits moteurs qui chauffent !) du Nord de Quebec, pour retrouver petit a petit la civilisation. Merci GoogleMap, on ne s’est pas perdues dans les multiples changements d’autoroutes, et on arrive a Quebec apres 19h. Pour nous faciliter la vie et ne pas avoir a courir le lendemain matin pour rendre la voiture avant midi, on reste de nouveau pour la nuit dans la coloc des 3 Quebecois. Mais avant ca, il faut diner – et nous mangerons notre bagel au hummus…. sur un parking, a 5 minutes de l’appartement de nos hotes ! Les aires d’autoroutes ne sont pas tres communes dans la peripherie de Quebec, alors on n’a pas pu faire tres pittoresque pour cette derniere halte ! Mais who cares ?! Une petite biere avec les colocs, et un superbe film sur un ecran home-cinema: Le Cygne Noir (The Black Swan), une metaphore a la Doctor Jekyll and Mister Hyde, ou la metaphore de l'ange et du demon dans chaque personnalite. Le lacher-prise, la perte de controle.... Le genre de film qui fait echo. Mais tro pfatiguee pour reflechir ce soir:  au dodo – parce que 1200km de conduite sur 6 jours, ca fatigue mine de rien !
Retour de la voiture le matin – sans problemes, on s’est meme fait rembourser la reparation de la roue crevee ! La suite, c’est  2h30 de bus direction Montreal ; attente a la gare routiere ; 2h30 de bus direction Ottawa. Et plus qu’une semaine au Canada….
[voir album photos]

 



Publié à 19:53, le 23/07/2012, Québec
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Amande et Rose chez les Bleuets.

6 jours de location de voiture, et un road-trip qui nous fait monter au Nord de Quebec, autour du lac Saint-Jean, puis le long du Saint-Laurent.
Nous partons donc vers midi en direction du Lac Saint-Jean – dont les habitants sont amicalement appeles les « Bleuets », car la region est connue pour le commerce de cette baie, cousine de la myrtille,  reputee sur la cote Est de l’Amerique du Nord. Enfin, ca c’est en theorie, parcequ’on n’est pas tout a fait parties dans la bonne direction. Mais heureusement, les gens sont tres sympas, et on nous a bien vite indique comment retourner sur la bonne voie ! Et c’est parti pour 4 heures de route, de plus en plus loin du trafic citadin, de plus en plus proche de la nature. Et ce sont de nouveaux les grands espaces canadiens qui nous entourent – des forets a perte de vue, des routes qui sillonnent les vallees et les collines. Le trajet est un peu long (je suis la seule autorisee a conduire), mais le boitier automatique de notre carosse rend la conduite un peu plus facile. Nous nous arretons au premier camping que nous trouvons au debut du tour du lac, a Desbien, et nous plantons la tente. C’et un petit camping familial, sans pretentions, mais ca fera l’affaire. Il fait un peu frais (j’ai perdu 20° en une semaine… !), mais ce sont des ennemis d’une autre sorte qui nous livrent une bataille sans mercis – les moustiques ! Une armee a l’affut nous harcele, et c’est totalement depassees qu’on se replie dans la tente, pour des parties de cartes loin des piqures d’insectes !
Le lendemain, nous plions la tente et continuons notre road-trip en direction de l’Ouest, puis du Nord. Premiere visite : le Trou de la Fee, une caverne reputee et une jolie balade en foret en perspective. En theorie du moins. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’a chaque fois que j’ai loue une voiture, il y a eu un probleme : un camion de livraison qui nous recule dedans, dans les Rocheuses Canadiennes ; une egratignure qui coute de l’or, en Islande ; jamais 2 sans 3 dit-on ?! Alors cette annee, Mesdames et Messieurs, Rose et les voitures de loc’ presente : la crevaison ! A 100m du parking de cette fameuse caverne, on entend un bruit – genre un gros caillou qui tape sous la voiture. Et puis un voyant orange qui s’allume. Je me gare sur le parking, Amandine consulte le guide d’utilisation de la voiture – oups, c’est un probleme de pneu sous-gonfle. On fait le tour de la voiture, et il s’avere que le pneu n’est pas sous-gonfle – mais a plat ! Chouette ! Fort heureusement, un couple gare juste a cote de nous se propose gentiment de nous aider. Monsieur nous change la roue, pendant qu’on observe la manœuvre avec attention – au cas ou on devrait le refaire ! Une fois la roue crevee remplacee apr la galette, et ce brave Monsieur remercie, on se dirige vers le bureau du site, pour s’apercevoir que l’acces au chemin est payant… C’est ce qu’on appelle « la loose ». On repart donc depitees a la recherche d’un garagiste ; que l’on trouvera rapidement et qui nous reparera la roue rapidement. On quitte les lieux en direction de notre prochiane etape, un musee amerindien. Visite tres interessante avec un guide appartenant lui-meme a une famille amerindienne. Nous continuons ensuite a longer le lac, vers le Nord cette fois, et plantons notre tente dans un nouveau camping trouve sur notre route, a Dolbeau-Mistassini. Beaucoup plus d’equipements – mais toujours autant de moustiques !
L’Ennemi insoupconne – des rencontres beaucoup plus risquees que dans la gare routiere de Detroit a 6h du matin, qu’a 23h dans Chicago, ou que dans l’appartement d’un inconnu. L’Ennemi est minuscule, deguise en inoffensif moucheron, mais il laisse des marques rouges qui demangent, qui gonflent et qui restent ! La fraicheur de la region a ses avantages : on porte des manches longues, qui nous protegent contre l’Ennemi, et qui cachent les marques que l’Ennemi arrive tout de meme a laisser. Certes, Il a pour l’instant gagne la bataille – mais pas la guere !
Nous quitton demain le lac Saint-Jean pour rejoindre bientôt le Saint-Laurent. Region sympathique mais avant tout touristique et « familial ».
 



Publié à 19:52, le 19/07/2012, Québec
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C’est niaiseux !

3 heures de bus plus tard donc, nous voila debarquees a la gare « d’autocars » de Quebec, ou notre nouvelle hote (de Couch Surfing encore) est censee nous attendre. Mais voila, elle n’est pas la, alors Amandine lui envoie un texto pour lui dire qu’on est arrivees et qu’on l’attend a l’exterieur. « Je ne vous vois pas » nous repond-elle. Bah non, forcement, elle ne pouvait pas nous voir… parce qu’on n’était pas a la meme station ! Quelle idee aussi de faire 2 stations dans une meme ville ! Du coup, elle s’arrange pour nous faire rapatrier plus tard chez elle, en demandant a son père, qui habite a cote de la station ou nous sommes, de venir nous chercher. Il nous conduit donc en voiture jusqu'à chez lui, et nous voila parachutees au beau milieu d’un repas de famille ayant lieu pour l’anniversaire de sa plus jeune fille. Son fils est la aussi, avec sa petite-amie. L’ambiance est tres conviviale, et nous avons meme droit a une petite lecon d’histoire, a un avant-gout de quelques belles expressions quebecoises, et a une premiere idee de la fierte que ressentent les quebecois quant a leur culture et a leur « difference ». C’est une situation assez surrealiste, mais c’est franchement tres drole et bon-enfant! Lorsque le repas est termine, le fils et sa « blonde » (comprenez son amie !) nous depose chez notre hote – une jeune demoiselle blonde (avec meches roses s’il vous plait) branchee sur le 220 volts. On fait rapidement le tour de l’appartement, on stocke nos sacs dans le salon, et on saute dans un bus pour decouvrir Quebec – un samedi soir, avant-dernier soir du Festival de l’été de Quebec ! Autant dire que ca grouille de monde et qu’on y joue de la musique partout :). Beaucoup de concerts payants (les Offsprings ce soir-la), mais un concert gratuit auquel on a assiste avec bonheur : The Wailers, le groupe de musiciens qui ont joue avec Bob Marley. Je ne suis pas une grande fan de raggae, mais je connais mes classiques, et je sais apprecier les textes bien ecrits. 1h30 de musique qui fait bouger et de fumee qui fait sourire (encore plus ici) – une soiree que cloture en beaute cette journee completement folle.
Le lendemain, on s’attaque a la visite, pour de vrai, de Quebec. Perchee sur une butte, la ville a tout le charme d’une ville a la francaise : vieille ville avec batiments en pierre, rues de restaurants colores, petits commerces (ce qui est rare en Amerique du Nord), eglise, citadelle, chateau. Quebec surplombe le Saint-Laurent, et a longtemps gere le trafic fluvial. Francaise, puis Britanique, puis enfin Canadienne, la ville est marquee par son histoire. Son slogan : « Je me souviens ». Se souvenir de son histoire et de sa culture. Les gens y sont incroyablement souriants et amicaux, serviables et aidants. Ca change !
Apres la releve de la garde, la visite de la citadelle (jamais attaquee !) et de la « Haute-ville », on s’attaque a la « Basse-ville » et au port. Les pieds en feu et le dos en bouillie, une petite sieste dans un parc s’impose ! Puis on reprend le bus pour retourner chez nos hotes, et prendre un repas tardif « comme a la maison ». Ne pouvant pas rester chez ces hotes-la le lendemain soir, nous avons cherche, toujours grace au site internet, d’autres hotes sur Quebec. Et hasard incroyable, un jeune homme accepte de nous accueillir…. Et il habite dans la montee d’a cote !!!! Le monde est tellement petit ! Notre « demenagement » le lendemain ne sera  donc pas trop complique ;). Nous consacrons notre 2eme jour a Quebec a une balade aux chutes de Montmorency, a l’Est de la ville. Des chutes vertigineuses, au pied desquelles on accede en descendant (puis en remontant !) 480 marches (et pas une de moins !). Alors apres l’effort, le reconfort : pic-nic dans le parc des chutes, puis retour en bus au centre-ville pour un dernier petit tour dans le vieux Quebec… et un smoothy dans un Starbucks :).
Retour chez nos hotes pour recuperer nos sacs, et nous rendre chez les prochains hotes, dans la montee d’a cote donc. C’est une colocation de 3 jeunes hommes, tous aussi sympas – et differents - les uns que les autres. On dine ensemble, on boit une biere ou deux, on discute – le Couch Surfing comme je l’aime. Au dodo – sur le canap’ ou par terre. La nuit est malgre tout reparatrice, et apres un bon cafe, un des colocs nous conduit, sous une pluie dense, au magasin de location de voiture, pour recuperer notre carosse pour la suite de nos aventures.
[voir album photos]
 



Publié à 21:48, le 17/07/2012, Québec
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C’est pas Roz qui r'vient en France, c’est la France qui r'vient vers Roz - tinlinlin.


Ca sent la fin – ca sent la transition. J’ai rejoint Amandine a l’auberge de jeunesse pour notre premiere nuit a Montreal. Fini le voyage en solitaire, fini l’anglais – ou presque.
Toutes les deux epuisees par notre voyage respectif, on fait un petit tour en ville le soir pour avoir un premier apercu de Montreal, et on va se coucher « avec les poules » - dans un dortoir de 8.
Le lendemain, on s’attaque a une journee de visite marathon du vieux Montreal « historique ». Jolie architecture, grand port industriel, quartiers gays, chinois, d’affaire – on marche enormement, on voit beaucoup de choses !
Puis le soir on recupere nos sacs a l’auberge de jeunesse, et on file dans le metro pour rejoindre notre 2eme lieu de residence : l’appartement d’un hote de Couch Surfing. Proprietaire d’un bar, il nous laisse nous installer chez lui, et  aller et venir a notre guise.
Le lendemain, on s’attaque a la « montagne » de Montreal : le Mont Royal. Surplombant la ville, ce parc de dizaines d’hectares de forets, de bassins et de pelouses est un « poumon » de verdure qui se merite : pour y acceder, il faut gravir des centaines de marche ou suivre des chemins tortueux qui menent au sommet et nous permettent d’apprecier la vue. En fin d’apres-midi, direction le musee des beaux-arts (instant culture - et climatisation !), puis retour chez notre hote apres un diner-pic-nic dans un parc ; pour boire un verre dans son bar avant de se lover dans les bras de Morphee.
Le lendemain, on prend le bus ! Ca faisait longtemps ! Mais cette fois, c’est un trajet eclair (3 heures seulement !) : pas le temps de realiser qu’on est parties, qu’on est déjà arrivees ! Québec nous voila !
 



Publié à 19:29, le 13/07/2012, Montréal
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Aventure urbaine

Chicago – c’était trop bete d’etre si « proche » de Chicago et de ne pas aller voir a quoi ca ressemble. 3eme plus grande ville des USA, au bord du lac Michigan – ca fait rever.
Mais avant d’aller a Chicago, il faut quitter Bourbon. Il faut quitter Meramec Farm. Il faut quitter Carol et Andy. Chacun a sa facon de gerer les aurevoirs. Certaines ne peuvent s’empecher de pleurer, d’autres jouent aux durs, d’autres mettent des mots sur leur ressenti. Dans tous les cas, c’est dur de partir. Une fois de plus. Mais ce n’est qu’un aurevoir, et c’est n’est pas dit juste pour se faciliter le depart.
Alors, le cœur tres lourd, Jerry me conduit a la gare routiere de Saint Louis – apres avoir aide Carol a lancer une balade de 3h avec 12 cavaliers (et deux de ses amis pour l’aider). Il y a un bus a 14h, mais oh ! surprise, il est plein. Alors jattends 3h dans la plus etrange gare routiere ever, dans une chaleur epuisante, entouree de personnes plus bizarres les unes que les autres. J’embarque enfin dans mon bus, et c’est parti pour 6h de trajet. Ca passe tres vite, et a 23h, je prends un taxi direction un appartement inconnu, chez un couple inconnu, dans une ville inconnue – c’est le debut de l’aventure citadine !
Couch surfing – moyen economique mais surtout tres enrichissant de decouvrir un lieu. Des gens s’inscrivent sur un site internet pour accueillir des voyageurs de passage et partager avec eux quelques heures. C’est donc via internet que j’ai rencontre Rachel et Sean, qui m’ont hebergee chez eux pendant 2 nuits.
Le lendemain de mon arrivee chez eux, je pars a la decouverte de la ville – completement non-organisee ! Un plan ridiculement non-detaille en poche et pas d’idee precise de ce que je veux voir, je m’aventure dans les rues de Chicago des 8h30. Chicago a pieds, c’est un peu audacieux, mais quelle plus belle facon de decouvrir une ville ?! Plages de sable a deux pas des gratte-ciels, port, marina, quartier de business, « Champs Elysee » locaux, parc urbains, fontaines, sculptures, riviere… En une journee et au moins de 10 km a pieds, guidee par la seule curiosite et sans pression aucune, Chicago semble m’avoir devoile ses principales curiosites. Il y aurait sans doute bien plus a faire, mais c’est un bel apercu. Et puis qu’il est bon de se retrouver de nouveau, pour un temps, au beau milieu du fourmillement urbain et de l’effervescence humaine.
Apres une soiree tres sympathique avec Sean, Rachel et une amie a eux et une bonne nuit de sommeil, j’embarque pour un interminable voyage en bus pour rejoindre Montreal. Mais cette fois , je suis preparee : sandwich, eau, lecteur MP3 recharge, brosse a dents et deo – j’ai juste omis de prendre une veste a manches longues, du coup j’ai eu un peu « frais » toute la nuit (merci la clim’ !).
26 heures de transport/d’attente aux gares routieres mais aucune de sommeil, 4 changements de bus, des centaines de miles parcourus et des dizaines de personnes plus etranges les unes que les autres. On ne peut meme pas dire qu’on apprecie le paysage – parce que c’est principalement de l’autoroute – boring. Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, New York State, et enfin la province de Quebec – avec un arret a la douane qui s’impose.
Le Greyhound semble etre un monde a part, un concentre des gens les plus etranges de la region qu’il traverse – et je presume qu’avec le manque de sommeil et mon sac plus large que moi, je dois avoir moi aussi une allure bizarre ; ce qui expliquerait pourquoi les gens semblent se sentir obliges de me faire la conversation, comme si je faisais partie du « clan ». Alors au fil des heures, j’ai developpe des strategies « d’evitement » de plus en plus fines efficaces, delicat compromis entre la politesse et le « Qui me parle ?! ». Mais c’est culturel – voyager en Greyhound, il faut le faire au moins une fois dans sa vie, et pour ma part, j’en ai eu assez pour les 10 prochains siecles!
 [voir album photo]
 



Publié à 03:07, le 10/07/2012, Chicago
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